Participants au concours, curieux… découvrez le palmarès de la 13e édition dévoilé le 13 mai à la Cité internationale universitaire de Paris !

Palmarès 2017 – 13ème concours Génération Développement Durable

1er PRIX // ENER’CORAL

LAUREATS : GUILLAUME CHAZOT, ARTHUR JOURDIN, YASSINE TAJJA / 3 500 euros

Les coraux représentent une protection côtière naturelle contre les évènements climatiques. Ils sont un habitat et un apport en protéines pour les poissons, principale source de nourriture pour les populations de pays en voie de développement. Ils sont aussi un maillon essentiel à l’équilibre biologique marin qui absorbe la moitié des émissions de CO2 de la planète. Ils sont enfin une ressource dans la recherche médicale et, bien sûr, une richesse touristique.
La pollution qui favorise l’acidification des océans, les mauvaises conditions de pêche dont la surpêche ou la pêche à la dynamite, ainsi que le dragage lors de la construction de nouvelles voies maritimes représentent les principales menaces pour les coraux.
A l’initiative de Guillaume Chazot, Arthur Jourdin et Yassine Tajja de l’école nationale supérieure de de l’énergie, l’eau et l’environnement à Grenoble, le projet Ener’Coral consiste à mettre en place un micro-réseau électrique à partir de panneaux solaires sur l’île de Seraya Kecil près du parc national de Komodo, en Indonésie. Ce micro-réseau permettra d’alimenter en électricité un centre d’information (lumière, télévision, ordinateur) et de sensibilisation autour des coraux à destination des populations locales, notamment des pêcheurs et des scolaires. D’installer un « sentier sous-marin lumineux » pour observer la fluorescence des coraux ainsi que différents capteurs subaquatiques (pH, courants, températures, nitrates, phosphates), une webcam et une station météo afin de fournir des données pour la recherche scientifique.
Ces actions qui s’inscrivent dans Coral Guardian, un projet plus global né il y a quelques années, devraient permettre à terme la régénération du récif corallien de la région, sa protection et sa valorisation (tourisme, coralliculture), le tout à l’initiative des populations locales. Ce qui est également source d’emplois.

 

2e PRIX // ENERBIOFLEX

LAUREATS : JULIEN DELGOVE, ETIENNE DEMEILLER / 2 500 euros

Dans les fermes françaises, les bâtiments d’élevage, les laiteries, l’irrigation, les chambres froides et les serres représentent 80% de l’énergie électrique consommée. Comment réduire significativement cette note d’électricité ? C’est à cette question que se sont attelés Julien Delgove et Etienne Demeiller, tous deux étudiants au Diplôme Etudiant-Entrepreneur de Pépite France (respectivement à Paris Saclay et Picardie). A travers la constitution d’un bureau d’études indépendant, ils proposent de fournir un accompagnement sur mesure aux agriculteurs dans leur démarche de consommation d’énergie électrique et de transition vers les énergies renouvelables. Leur projet s’inscrit dans une vision d’une agriculture durable et plus compétitive.

Quel objectif de réduction de consommation énergétique possible ? 15 à 40% en fonction de l’exploitation, l’équipe privilégiant l’élevage et la culture sous serre. Comment ? Pour commencer, par optimisation de contrat de fourniture et groupement d’achat. Parce que les prix sont meilleurs si l’on est plus nombreux, ils proposent de regrouper les clients pour démarcher les opérateurs. A la clé, cette démarche simple permet de réduire d’au moins 20% la note d’électricité. Ensuite, en proposant des audits énergétiques. Il s’agit, après inventaire des équipements, de trouver des solutions pour dépenser moins d’énergie. L’assistance à maitrise d’ouvrage fait office de troisième volet du projet : démarches administratives, et montage de business plan pour des solutions demandant un investissement conséquent mais sources d’économies. Comme l’installation de panneaux solaires, développement de la biomasse comme des circuits de méthanisation. Enfin, une offre de supervision devrait permettre d’entrer dans des solutions d’automatisation sur mesure.

 

3e PRIX // LATITUDES

LAUREAT : AUGUSTIN COURTIER / 2 000 euros

Des milliers d’associations rendent chaque jour en France la société plus belle. Pour l’embellir plus encore, leur efficacité doit être améliorée, notamment avec le numérique. C’est en partant de cette équation simple que 3 étudiants de Central Supelec à Paris Saclay ont décidé d’intégrer des projets à fort impact social dans leurs cursus du numérique.
Concrètement, il s’agit d’effectuer des analyses de données pour améliorer le barème d’accès à l’aide alimentaire pour le compte des Restos du cœur. Ou inventer une application pour smartphone et permettre ainsi aux SDF de disposer gratuitement d’un espace sur le cloud afin d’entreposer des documents administratifs importants pour, notamment, obtenir des aides sociales. Ou encore créer un site Internet offrant plus de visibilité à telle ou telle association…
Cette idée, qui met en relation des jeunes ingénieurs d’un côté, et des associations engagées de l’autre, permet de sensibiliser les jeunes ingénieurs à des problématiques sociales et de créer un impact positif sur la société. Les étudiants ont imaginé dans un deuxième temps un business modèle pour pérenniser leur projet : une structure de formation du numérique pour les étudiants engagés dans les projets sociaux, et payantes pour les entreprises classiques.

 

PRIX SPECIAL DU JURY// CAMPUS DURABLE

LAUREAT : CAMILLE DRZEWICKI / 2 000 euros

Campus Durable, l’association éco-responsable de l’école de commerce Kedge Business School à Marseille, a pour mission de limiter l’impact énergétique sur la nature, de leur campus situé dans le parc national des calanques. Cette action est plurielle puisqu’elle passe par la mise en place de campagnes de sensibilisation, des ramassages de déchets ou la promotion de la mobilité responsable comme les vélos et voitures électriques, ou encore l’autopartage.

Il existe ainsi des pôles qui sont autant de projets initiés par les 9 membres de l’association : pôle audit énergétique, pôle vélo, pôle ruche, pôle sensibilisation, pôle ecofest… soit en tout 17 projets qui avancent à leur rythme au fil du temps.
Cette année, l’association a décidé d’installer des vélos fixes équipés de prises adaptées qui permettraient à chaque « pédalant » de recharger son smartphone, sa tablette ou son ordinateur portable. Il s’agit d’installer 4 vélos différents dans les principaux lieux de vie du campus, halls A et B, salle de sport ou terrasses.
L’association prévoit de mettre en place un système de prêt de chargeur sous condition de « pédalage » des vélos mis à disposition. Ou un concours de rapidité de charge.

 

 

© Thomas Salva/ CGD2